• La Polynésie - Nuku HivaLa Polynésie - Nuku HivaAprès une escale obligatoire à Papeete, nous partons pour Les Marquises. Nuku Hiva est notre première escale. C'est une île haute, donc récente. Le corail ne s'est pas encore développé et il n'y a pas de lagon paradisiaque. Ici l'atmosphère est différente. Si les gens restent sympathiques, on ressent la difficulté qu'a eu ce peuple pour traverser le temps. La nature est plus rude et les Marquisiens, quoiqu'excellents marins (ils ont colonisé la Nouvelle Zélande), sont aussi montagnards. Ils chassent le cochon et la chèvre sauvages qu'on croise à chaque virage. La pêche y a aussi sa place, le poisson à peine débarqué est nettoyé et vendu dans la foulée, fraîcheur garantie. On a découvert les filets de poisson qui sèchent au soleil, acceptable à l'apéro avec une hinano, la bière locale. Notre hôte, Alvane, nous a piloté durant le tour de l'île en 4x4, et on a pu découvrir les paysages sauvages de toute beauté, les exploitations de coprah et un site archéologique où quelques tikis veillent à côté d'un banian géant. Alvane nous a fait une démonstration de Haka qui relègue celui des All Black dans la cour de récréation des filles. Il y a beaucoup de chevaux en semi liberté, le paradis pour Marie qui se reconnaîtra. Notre séjour s'est terminé par une belle randonnée dans une vallée encaissée jusqu'à la cascade de Hakauhi qui se fraye un passage entre deux falaises de 500 mètres  !


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  • La Polynésie - Rangiroa La Polynésie - Rangiroa  Rangiroa (prononcer ranguiroa) est un atoll situé juste à côté de Tikehau. C'est le deuxième plus grand atoll du monde avec un lagon qui est une véritable mer intérieure. La météo s'est bien dégradée et un tempête tropicale approche. Les excursions vers le lagon bleu, l'île aux récifs ou l'île au sable rose sont annulées. Il nous reste la visite de la ferme perlière Gauguin et un PMT (snorkelling) dérivant dans la passe de Tiputa.

      Il y a beaucoup de fermes perlières en Polynésie. La technique consiste à introduire une petite bille de nacre (nucléus), taillée dans la coquille d'un bivalve du Mississipi, et un greffon dans l'huître de Polynésie. Pour se défendre de cette agression, l'huître va générer de la nacre autour de cette bille. On la récolte 18 mois après la greffe. En fonction de la qualité de la perle produite, on introduit une bille plus grosse ou on sacrifie la porteuse. La perle la plus grosse a 22 mm de diamètre. Les perles de bonne qualité (ronde, belle teinte, sans défaut) sont très chères malgré la surproduction.

      A Rangiroa, il y a 2 passes qui permettent de remplir ou vider le lagon. Ces échanges sont l'occasion de faire un snorkelling dérivant. A marée montante, on vous lache à l'entrée de la passe et on se laisse dériver jusque dans le lagon. Super, rien à faire sauf observer requins, raies, barracudas et autres qui traînent par là. Le parcours se termine près d'un îlot et d'un bassin appelé aquarium où on peut voir, outre des milliers de poissons, des requins pointes blanches et des énormes murènes se faisant "brosser les dents" par les labres.

      Enfin Bibi a pu faire une sortie pêche au thon avec Taurama le cuisinier-pêcheur de la pension. Deux mètres cinquante de creux, de méchants grains qui passent, un petit bateau de 7 mètres seul au milieu de l'océan, un requin soyeux qui avale un thon à la remontée et après huit heures dans la "machine à laver" au final 4 thons de 20 kilos et une bonne douzaine de 6 à 7 kilos, tout cela restera un grand souvenir.

    Trois jours pour se remettre ! ! !


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  • La Polynésie - TikehauLa Polynésie - TikehauUne grosse panne d'ordi (carte mère) nous a un peu beaucoup enquiquiné ces derniers jours mais grâce à l'amabilité d'Eric, un collègue photographe, nous pouvons reprendre la description de notre voyage en Polynésie. Après Maupiti, nous nous arrêtons à Raiatea, une île escale où nous ne restons que 2 jours. Les conditions climatiques sont assez mauvaises, mais nous prenons quand même le temps de faire le tour de l'île pour découvrir le plus grand site archéologique de Polynésie et une sortie rivière en canoé. Nous reprenons l'avion pour Tikehau, une île des Tuamotu. C'est un atoll, donc une île basse, dont le volcan s'est enfoncé dans l'océan. La bande de terre habitée est vraiment très étroite. Nous logeons au Tikehau Village, pension bungalows, les pieds dans l'eau face au lagon. C'est un endroit vraiment très sympa. On y a rencontré Léone et Marc, deux photographes amateurs passionnés de plongée, de nature et de photos, bel échange même si on les "hait" parce qu'eux ont vu les baleines à Moorea. L'atoll est vraiment très beau, mais pas plus que les îles hautes. On a vite fait le tour en vélo de ce petit motu habité par 400 personnes. On a découvert les deux églises et rencontré un petit bernard l'hermite rose pas rassuré. La sortie motu nous donne l'occasion de nous arrêter sur l'île aux oiseaux, au milieu du lagon, uniquement peuplée de noddis à cape blanche,de fous, de frégates et de sternes blanches au bec bleu. Ces dernières pondent leurs oeufs directement sur les branches !


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    Polynésie - Maupiti   Polynésie - MaupitiEntourée de son lagon émeraude et de ses motu, Maupiti semble perdue dans le Pacifique. C'est l'une des dernières îles hautes de l'archipel de la Société restées intactes. C'est Bora Bora dans les années 60. Ses 1200 habitants mènent encore une vie de pêcheurs jardiniers. L'avion leur apporte des nouvelles du reste du monde et, parfois, quelques touristes. Il n'y a que quelques pensions et pas d'hôtel car les habitants ont refusé la construction d'un hôtel sur pilotis façon Bora. Et pourtant il y a tout pour être heureux à Maupiti, un lagon tout aussi beau que celui de Bora, des motu splendides, une très belle plage de sable blanc sur l'île et une magnifique rando au sommet de l'île. Il y a mieux, ce sont les habitants de ce paradis. Accueil et gentillesse sont au programme dans la petite pension de famille chez Moyra et Ludo qui ne peut recevoir que deux couples. Nous, nous étions les seuls, l'autre couple s'étant désisté. Moyra et Ludo étaient au salon du tourisme à Papeete et ce sont les beaux frères et belles soeurs qui se sont occupés de nous. Virginie, Evelyne, Anthony et Bernard se sont mis en quatre pour nous faire plaisir. La sortie sur le motu avec langouste, perroquet sauce barbecue maison, lait de coco caramélisé sur pierre de lave, est fantastique ! La pêche-dégustation des bénitiers et des squilles sont du programme. Les squilles sont des crustacés vivant dans le sable. On les pêche avec un crochet et un morceau de poisson. Sautés au beurre et à l'ail, c'est un plat d'une rare finesse, peut-être meilleur que la langouste. Côté randonnée, la montée au sommet de l'île, le mont Teurafaatui (372 m) est exceptionnelle. Virginie et Bernard sont très vigilants, toujours prêts à nous aider et assurent la pause avec pamplemousse et eau de coco devant la vue sur le lagon qui est à couper le souffle. Mais il y a un trésor ici, les raies manta qui viennent se faire "nettoyer" par les poissons labre dans le lagon à quelques mètres de profondeur. Même les peu doués en snorkelling prendront plaisir à les voir. Il n'y a rien à faire, juste à les observer, unique ! On peut aussi voir les baleines à Maupiti.

    Vous l'aurez compris, Maupiti c'est notre coup de coeur, pour ceux qui veulent aller en Polynésie courez-y avant que le tourisme ne s'en mêle !

    PS : Au menu chez Moyra et Ludo le poisson domine  et malgré ça on a dû prendre 5 kilos en 5 jours ! ! !


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  • La Polynésie - Bora BoraLa Polynésie - Bora BoraBora Bora, sublime, exceptionnelle, mythique, surnommée "la perle du Pacifique", possède sans aucun doute le plus beau lagon du monde. C'est l'endroit qui fait réver toutes les jeunes mariées en mal de romantisme post nuptial. Il faut savoir que le coût des pilotis fait réfléchir, à partir de 600 euros la nuit en premier prix et jusqu'à 3 000 euros la suite lagon du "Four Seasons", l'hôtel des stars américaines. Nous, on a préféré une petite pension de famille, chez "Rosina", tout à fait correcte, avec un bon rapport qualité prix. En fait, il y a deux catégories de touristes à Bora, les jeunes mariés, japonais ou américains, en "honey moon" et les retraités français comme nous en pension de famille ou retraités américains en hôtel de luxe. Mais revenons à Bora. Bora reçoit 20 000 touristes par an et toutes les activités nautiques y sont possibles. Pour nous, il y a au moins deux choses à faire : le tour du lagon en bateau et le tour de l'île en vélo (32 kilomètres quand même). Les couleurs des différents bleus (turquoise, ciel, cyan, outremer ou azur entre autres) sont exceptionnelles. Certains n'hésitent pas  à dire qu'il y a plus de 20 nuances. Nous avons de la chance, le ciel est aussi bleu que possible. Le tour de l'île en vélo (ou en voiture, mais le vélo c'est plus sympa) permet de découvrir quelques belles églises, une ferme perlière au top, quelques beaux points de vue difficiles à trouver car indiqués nulle part et la belle plage publique de Matira (la seule, tous les motus sont privés). Bora Bora mérite deux jours de visite, car venir en Polynésie et rater ce lagon unique serait vraiment dommage. En revanche, si vous voulez passer un séjour plus authentique dans un aussi joli cadre, il y a d'autres endroits, on vous en reparlera !


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